Viendez-voir en quelques mots


Vendredi 5 janvier 2007
Le corps de Guillaume Perrot a été retrouvé dimanche 31 décembre dans la Seine à Corbeil-Essonnes (Essonne), à environ deux cents mètres de l'endroit où il avait disparu le 7 décembre, a-t-on appris vendredi 5 janvier. Le jeune homme avait été laissé, ivre, sur les berges du fleuve après avoir été pris en charge par des policiers. Une riveraine l'avait ensuite vu entrer, puis disparaître dans l'eau, et avait prévenu les secours. La disparition constatée, les recherches effectuées dans la Seine n'avaient pas permis de retrouver le corps.

L'autopsie a permis d'établir que le jeune homme de 35 ans avait un taux d'alcool de 2,64 grammes par litre de sang au moment où il a été retrouvé. Son alcoolémie au moment où il est entré dans l'eau devait être supérieure, et pourrait avoir atteint 3 grammes, compte tenu de la "dilution naturelle" après plus de trois semaines passées dans l'eau, a-t-on indiqué de sources judiciaires.

LE RÈGLEMENT DE LA POLICE NON RESPECTÉ


Les trois policiers mis en cause avaient été mis en examen le vendredi 15 décembre, pour "mise en danger de la vie d'autrui". Selon le procureur d'Evry, Jean-François Pascal,"le règlement de la police nationale concernant la prise en charge des personnes en état d'ivresse [n'avait] pas été respecté".

Le 7 décembre, vers 18 heures, Guillaume Perrot avait été pris en charge par ces policiers, à la suite de l'appel d'une personne de son entourage expliquant qu'il avait un "comportement perturbateur". Point litigieux, la personne chez qui il résidait affirme qu'elle a alors demandé en vain aux gardiens de la paix de l'emmener à l'hôpital, ce que nient les policiers.


Ils ont ensuite emmené l'homme dans leur véhicule. Alors qu'il est établi qu'il présentait "des signes manifestes d'un état d'ivresse", les policiers ont décidé de l'abandonner sur un banc public à quelques mètres de la Seine, dans l'idée qu'il y reprendrait ses esprits.
Par Matthieu Deprieck - Publié dans : Archives Le Monde.fr
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Jeudi 4 janvier 2007

L'Irak occupe toujours les débats politiques aux Etats-Unis, mais à l'heure où la nouvelle majorité démocrate prend le pouvoir au Congrès, les internautes leur conseillent de ne pas oublier les questions de politique intérieure. Les thèmes de l'éducation, de la santé et du niveau de vie préoccupent toujours les bloggeurs démocrates.

La question irakienne au centre des discussions

Sans surprise, les centaines de commentaires, suggestions, analyses présents sur les blogs à tendance démocrate encouragent vivement les députés et sénateurs à mettre fin au conflit irakien. Sur le très influent blog Kos, les visiteurs affirment que"les démocrates ne valent pas mieux que les républicains s'ils ne nous tirent pas de là", et que les Démocrates doivent s'abstenir de voter la rallonge budgétaire que George Bush a prévu de demander en janvier :"moins d'argent pour l'entreprise irakienne de M. Bush signifierait qu'elle devrait perdre de l'importance et finalement arriver à son terme".

Les premiers voeux de la journaliste et écrivain E.J. Graff sur son blog TPM café concernent également l'Irak : plus qu'une fuite du pays, l'auteur demande aux Démocrates d'exiger une série de nouvelles auditions au sujet du fiasco américain en Irak et surtout de réfléchir à un plan de retrait "intelligent". E.J. Graff souhaite également que les Etats-Unis se mettent en conformité avec les conventions de Genève relatives notamment aux droits des prisonniers, qu'ils interdisent les détentions secrètes et ferment Guantanamo "et toutes les prisons secrètes dans lesquelles la torture est pratiquée".

Jeff Huber, commandant à la retraite de l'US Navy, va plus loin encore. Sur Pen and sword, il demande l'abrogation du Patriot act (loi anti-terroriste votée à la suite du 11-Septembre) si le contenu de celui-ci ne peut pas être précisé. Enfin, Jeff Huber demande de limiter "les pouvoirs dictatoriaux" du président Bush dans sa lutte contre le terrorisme.

La politique intérieure en priorité

Selon un sondage commandé par la chaîne CNN et publié mercredi 3 janvier, les premières préoccupations des Américains ne concernent pas la politique sécuritaire et militaire américaine, mais plutôt les questions touchant à leur niveau de vie. 85% des personnes interrogées souhaitent par exemple une augmentation du salaire minimum. C'est même la deuxième proposition qui recueillent le plus d'opinions favorables chez les Américains sondés, démocrates ou républicains.

En réponse aux voeux de E.J. Graff sur le site TPM Cafe, un internaute propose ainsi que tous les Etats réévaluent ce revenu minimum en fonction de l'inflation : "c'est ce que nous avons fait dans l'Etat de Washington et nous avons maintenant franchi la barre des huit dollars de l'heure. Ce système fonctionne très bien".

Loin du bourbier irakien, les internautes américains présents sur les sites à tendance démocrate expriment leurs inquiétudes quant au système éducatif américain. Certains proposent, comme sur Blog indigo, que la nouvelle majorité mettent en place un système de subventions pour que "tous les enfants puissent poursuivre leurs études jusqu'au baccalauréat" dans les meilleures conditions. D'autres propositions, toujours sur Blog indigo, vont plus loin et proposent que le Congrès instaure un nouveau service national : "toute personne qui aurait servi pendant au moins un an dans l'armée devra participer à des actions éducatives."

Enfin, la santé est un des thèmes de politique intérieure sur lequel devraient avancer les Démocrates selon les internautes. Le blog consacré aux questions de santé rhreality, les presse de faire quelque chose "pour les 40 millions d'Américains sans assurance maladie".

L'avenir du pays passe par une nouvelle politique énergétique

Depuis la sortie du film d'Al Gore, Une vérité qui dérange, en 2006, les blogs à tendance démocrate évoquent en masse la question écologique et la place presque systématiquement dans les principales propositions que les Démocrates devraient défendre au Congrès. Sur le site TPM cafe, un internaute propose d'établir "un contrat avec l'Amérique" et donc de proposer un ensemble de mesures qui pourraient constituer un programme pour les députés démocrates.

Parmi celles-ci, la création d'une véritable politique énergétique, "pour développer des modes de production énergétique alternatifs" et "limiter la dépendance" des Etats-Unis vis-à-vis du pétrole. Le blog freedomdemocrats avertit lui-aussi de la trop grande dépendance du pays en la matière et demande surtout "des prix de gaz moins élevés" et des subventions pour encourager le "développement de biocarburants."

D'un point de vue général, les internautes demandent aux Démocrates de considérer l'avenir du pays. Sur le plan de la recherche, l'americablog souligne que près d'un quart des brevets déposés l'année dernière l'ont été par des chercheurs qui ne possèdent pas la nationalité américaine mais qui vivent aux Etats-Unis. En 1998, ils n'étaient que 7,3%. La nouvelle majorité démocrate devra donc renforcer l'implication de l'Etat en matière de recherche.

Photo : WIN MCNAMEE / AFP Les démocrates prennent le contrôle du Congrès américain.

Par Matthieu Deprieck - Publié dans : Archives Le Monde.fr
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Mercredi 3 janvier 2007

Un projet de loi instituant un droit au logement opposable sera présenté le 17 janvier en conseil des ministres, a annoncé, mercredi 3 janvier, le premier ministre. Ce texte sera mis en œuvre en deux temps. Fin 2008, il s'appliquera aux personnes les plus en difficulté (sans-abri, travailleurs pauvres, femmes isolées avec enfant). "La deuxième étape peut être fixée au 1er janvier 2012 : le droit au logement opposable concernera alors toutes les personnes ou toutes les familles logées dans des habitations insalubres ou indignes", a expliqué Dominique de Villepin, lors d'une conférence de presse.

Le projet fait de l'Etat le garant juridique du respect du droit au logement. En cas de manque de logement décent, un recours judiciaire sera possible auprès d'une instance publique. Celle-ci sera contrainte de trouver une solution. Le respect du droit opposable au logement sera garanti par l'Etat, a précisé Dominique de Villepin, en ajoutant que "l'Etat pourra naturellement déléguer la mise en œuvre de ce droit aux collectivités territoriales qui le souhaitent dès le vote du texte".

Le droit au logement est reconnu comme droit social depuis 1946 en France mais n'était pas opposable, contrairement aux droits à l'éducation et à la santé. La réforme proposée par le gouvernement "fera de la France l'un des pays les plus avancés en matière de droits sociaux", assure le chef du gouvernement. Egalement présent, le ministre de la cohésion sociale, Jean-Louis Borloo, a précisé que l'objectif n'était "pas de créer à terme des contentieux, c'est de faire bouger toute la République".

Dominique de Villepin a remis à Xavier Emmanuelli, président du Haut Comité pour le logement des personnes défavorisées, le projet de texte et lui a demandé un avis "dans les huit jours".

Une quarantaine d'associations, regroupées au sein d'une plate-forme, revendiquaient le droit au logement opposable depuis plusieurs années. Seule l'Ecosse, au sein de l'Europe, a pour l'heure adopté une telle loi.

Photo : AP

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Mercredi 3 janvier 2007

Le chef du parti radical italien et député européen Marco Pannella, 76 ans, poursuivait, mercredi 3 janvier, sa grève de la faim et de la soif commencée il y a huit jours pour obtenir un moratoire universel contre la peine de mort. Le gouvernement italien a annoncé mardi sa volonté de remettre à l'ordre du jour de l'Assemblée générale de l'ONU la question d'un moratoire international sur la peine de mort. Mais Marco Pannella souhaite que Rome s'engage davantage et rédige une proposition de résolution à présenter devant le Conseil de sécurité. L'Italie est membre non permanent de cette institution depuis le 1er janvier.

Les trois médecins qui suivent M. Pannella ont fait part mardi soir de leur "grande préoccupation" face à son "état de déshydratation" et "aux complications rénales et cardio-vasculaires potentiellement irréparables" qu'il encourt. Le président du conseil, Romano Prodi, a demandé, par téléphone, au député de suspendre son jeûne et de se faire hospitaliser.

M. Pannella avait déjà suivi plusieurs grèves de la faim dans sa carrière politique pour médiatiser ses causes, notamment le droit à l'avortement ou au divorce dans les années 1970 et 1980.

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Mercredi 3 janvier 2007
Les troupes éthiopiennes resteront "pendant quelques semaines" sur le sol somalien pour aider le gouvernement de transition à stabiliser la situation, a annoncé, mardi, le premier ministre éthiopien, Meles Zenawi. "Il incombe à la communauté internationale de déployer sans attendre une force de maintien de la paix en Somalie pour éviter qu'un vide ne se crée et que reviennent les extrémistes et les terroristes", a-t-il ajouté.

Prenant acte de cette annonce, la France a soulevé la question d'un déploiement international capable de prendre la relève de l'Ethiopie. L'Ouganda et le Nigeria ont déjà exprimé leur volonté d'y participer à condition qu'un ordre de mission et une période d'engagement pour leurs troupes soient clairement définis par l'Union africaine. Le groupe de contact sur la Somalie, mis sur pied en juin 2006 par Washington et qui comprend nombre d'organisations internationales dont la Ligue arabe et l'Union africaine, ainsi que plusieurs pays, doit se réunir mercredi à Bruxelles pour discuter de la situation.

Les troupes éthiopiennes, malgré leur victoire éclair, continuent de se battre contre des combattants des Tribunaux islamiques retranchés à Ras Kamboni, une localité proche de la frontière avec le Kenya. Des hélicoptères éthiopiens ont bombardé par erreur, mardi 2 janvier, le poste-frontière kényan de Har Har. L'objectif était d'atteindre la ville somalienne de Dhobley, à environ trois kilomètres de la frontière kényane. Mais les quatre appareils auraient largué trois bombes du côté kényan.

UNE NORMALISATION QUI S'ANNONCE DIFFICILE


Les combattants islamistes n'entendent pas déposer les armes : ils ont rejeté l'appel à la reddition lancé par le gouvernement de transition, mardi. "Nous ne pouvons accepter l'offre du gouvernement de faire notre reddition", a déclaré un  porte-parole des islamistes, Abdirahim Ali Moude. "Si le monde pense que nous sommes morts, il se trompe. Nous allons renaître de nos cendres."  Le premier ministre éthiopien, Meles Zenawi, a affirmé, mardi, que son armée avait écrasé un groupe rebelle éthiopien, le Front de libération oromo (OLF), allié aux Tribunaux islamiques. L'OLF avait massé des combattants du côté somalien de la frontière en prévision d'une offensive.

Le gouvernement de transition a mis en place à Mogadiscio des lieux de collecte d'armes à feu, espérant endiguer la violence dans l'une des villes les plus dangeureuses du monde. Mais aucun milicien ne s'est présenté. Le nouveau pouvoir somalien a tout de même décidé d'autoriser "tous types d'appareils, commerciaux et humanitaires" à atterrir à l'aéroport de Mogadiscio, fermé depuis le 25 décembre.

Les pays voisins de la Somalie attendent désormais une normalisation de la situation. Le premier ministre éthiopien demande "à la communauté internationale de déployer sans attendre une force de maintien de la paix en Somalie pour éviter qu'un vide ne se crée et que reviennent les extrémistes et les terroristes".

Photo (AP) Le président kényan (à droite) recevait mardi son homologue somalien pour discuter de la transition politique en Somalie.
Par Matthieu Deprieck - Publié dans : Archives Le Monde.fr
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