Viendez-voir en quelques mots


Dimanche 7 janvier 2007 7 07 /01 /Jan /2007 11:41
Comme attendu, l'administration américaine a procédé vendredi 5 janvier à un remaniement de hauts responsables de la diplomatie, du renseignement et de l'armée, alors que le président George W. Bush devrait annoncer sa nouvelle stratégie pour l'Irak mercredi, selon la Maison Blanche, et que les chefs du Congrès démocrate lui ont écrit qu'"il est temps que la guerre se termine".

Lors d'une brève cérémonie, le président américain a nommé le super-patron des services du renseignement, John Negroponte, adjoint de Condoleezza Rice au département d'Etat, poste laissé vacant depuis juillet. "J'ai demandé à John Negroponte d'assurer cette fonction vitale à un moment crucial", a-t-il déclaré, soulignant sa "grande expérience, son jugement sûr et sa connaissance de l'Irak et de la 'guerre contre le terrorisme'".  M. Negroponte, qui a passé moins de 20 mois à la tête des 16 agences de renseignement, sera remplacé par le vice-amiral à la retraite Michael McConnell, ancien directeur de l'agence de renseignement électronique (NSA). Celui-ci "me rendra compte directement. Et j'ai confiance dans le fait qu'il me donnera les meilleures informations et analyses que la communauté du renseignement américain peut fournir", a précisé M. Bush, espérant que le Sénat confirmera rapidement les deux nominations.

Quelques heures après, le secrétaire à la défense Robert Gates a annoncé des changements parmi ses plus hauts gradés. L'amiral William Fallon, actuellement commandant des forces armées américaines dans le Pacifique, se retrouve, à la surprise générale, à la tête de l'armée américaine dans tout le Moyen-Orient, pour gérer le conflit en Irak et en Afghanistan. Il remplacera John Abizaid, qui n'a pas cahcé ses divergences d'avec M. Bush en affirmant qu'envoyer "20 000 soldats supplémentaires n'aiderait les Etats-Unis que temporairement" et que les troupes "devraient rester là où elles sont". Quant au général de corps d'armée David Petraeus, artisan de la formation des troupes irakiennes, il remplacera le général George Casey à la tête des forces américaines en Irak.

L'actuel ambassadeur américain au Pakistan, Ryan Crocker, est, lui, cité pour remplacer son homologue à Bagdad, Zalmay Khalilzad, lequel remplacera John Bolton au poste d'ambassadeur à l'ONU.

UN NOUVEAU PLAN TROP TIMIDE

Certains commentateurs américains voient dans ce jeu de chaises musicales à la tête de l'Iraq team une façon pour le président de prouver aux Américains qu'il est prêt à changer radicalement de cap en Irak. Pourtant, la direction choisie semble rester la même : celle de renforcer de près de 20 000 hommes les troupes actuellement présentes sur le sol irakien. Une décision très largement discutée par la nouvelle majorité démocrate au Congrès mais aussi ... par les proches de George W. Bush.

Avant même de convaincre l'opposition de l'utilité d'envoyer plus de soldats en Irak, le président Bush est en pleine discussion avec ses conseillers militaires, ces derniers étant persuadés qu'envoyer 20 000 soldats ne suffira pas pour changer le cours des choses en Irak. Certains chefs d'état-majors jugent ainsi que les dangers que devront affronter ces troupes, si elles ne sont pas en nombre suffisant, seront supérieurs aux avantages que pourraient en tirer les Etats-Unis. M. Bush serait donc face à un dilemne : aller jusqu'au bout des choses et se mettre à dos une opinion de plus en plus opposée à toute intervention en Irak ou retirer toutes les troupes et regarder l'Irak sombrer.

Signe de ce débat qui transcende les clivages politiques américains, le sénateur démocrate Carl Levin, nouveau responsable des questions militaires au Sénat, a affirmé, jeudi, qu'il pourrait accepter l'idée d'un redéploiement militaire en Irak s'il recevait l'assurance que "dans les quatre à six mois à venir, le retrait débuterait". Les démocrates semblent donc conscients que le problème irakien ne pourra se résoudre par une simple fuite du pays, et M. Levin s'est récemment entretenu avec le républicain John McCain pour évoquer ce problème. Reste que dans une lettre adressée vendredi au président Bush, les nouveaux présidents démocrates de la Chambre des représentants et du Sénat,  Nancy Pelosi et Harry Reid, ont averti qu'envoyer des renforts en Irak était une stratégie vouée à l'échec et qu'"après presque quatre ans de combat, des milliers de victimes américaines et plus de 300 milliards de dollars (dépensés), il est temps que la guerre se termine".

FAIRE CONFIANCE AU POUVOIR IRAKIEN ?

Des proches de George W. Bush ne se contentent pas de remettre en cause le nombre de soldats à envoyer. Ils enjoignent leur président de ne pas se reposer entièrement sur la population chiite irakienne. Après plus d'un mois de discussions entre les différents cabinets de l'administration Bush, les divergences d'opinions restent vives, rapporte vendredi le Washington Post.

Selon le quotidien américain, l'interrogation porte sur la capacité du premier ministre irakien Nouri al-Maliki à établir un état multi-ethnique et à ne pas céder à la communauté chiite. Le président a voulu les rassurer en clamant qu'il avait passé plus de deux heures en vidéo-conférence avec le premier ministre irakien et que ce dernier l'avait assuré, selon les termes du porte-parole de la Maison Blanche, "de toute sa détermination à juger les responsables de violence".

Photo : Reuters / Jim Young
George W. Bush annonce la nomination de John Negroponte comme numéro 2 du département d'Etat et de Mike McConnell à la tête des services de renseignements, le 5 janvier 2007.
Par Matthieu Deprieck - Publié dans : Archives Le Monde.fr
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Vendredi 5 janvier 2007 5 05 /01 /Jan /2007 19:57
Le corps de Guillaume Perrot a été retrouvé dimanche 31 décembre dans la Seine à Corbeil-Essonnes (Essonne), à environ deux cents mètres de l'endroit où il avait disparu le 7 décembre, a-t-on appris vendredi 5 janvier. Le jeune homme avait été laissé, ivre, sur les berges du fleuve après avoir été pris en charge par des policiers. Une riveraine l'avait ensuite vu entrer, puis disparaître dans l'eau, et avait prévenu les secours. La disparition constatée, les recherches effectuées dans la Seine n'avaient pas permis de retrouver le corps.

L'autopsie a permis d'établir que le jeune homme de 35 ans avait un taux d'alcool de 2,64 grammes par litre de sang au moment où il a été retrouvé. Son alcoolémie au moment où il est entré dans l'eau devait être supérieure, et pourrait avoir atteint 3 grammes, compte tenu de la "dilution naturelle" après plus de trois semaines passées dans l'eau, a-t-on indiqué de sources judiciaires.

LE RÈGLEMENT DE LA POLICE NON RESPECTÉ


Les trois policiers mis en cause avaient été mis en examen le vendredi 15 décembre, pour "mise en danger de la vie d'autrui". Selon le procureur d'Evry, Jean-François Pascal,"le règlement de la police nationale concernant la prise en charge des personnes en état d'ivresse [n'avait] pas été respecté".

Le 7 décembre, vers 18 heures, Guillaume Perrot avait été pris en charge par ces policiers, à la suite de l'appel d'une personne de son entourage expliquant qu'il avait un "comportement perturbateur". Point litigieux, la personne chez qui il résidait affirme qu'elle a alors demandé en vain aux gardiens de la paix de l'emmener à l'hôpital, ce que nient les policiers.


Ils ont ensuite emmené l'homme dans leur véhicule. Alors qu'il est établi qu'il présentait "des signes manifestes d'un état d'ivresse", les policiers ont décidé de l'abandonner sur un banc public à quelques mètres de la Seine, dans l'idée qu'il y reprendrait ses esprits.
Par Matthieu Deprieck - Publié dans : Archives Le Monde.fr
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Jeudi 4 janvier 2007 4 04 /01 /Jan /2007 20:01

L'Irak occupe toujours les débats politiques aux Etats-Unis, mais à l'heure où la nouvelle majorité démocrate prend le pouvoir au Congrès, les internautes leur conseillent de ne pas oublier les questions de politique intérieure. Les thèmes de l'éducation, de la santé et du niveau de vie préoccupent toujours les bloggeurs démocrates.

La question irakienne au centre des discussions

Sans surprise, les centaines de commentaires, suggestions, analyses présents sur les blogs à tendance démocrate encouragent vivement les députés et sénateurs à mettre fin au conflit irakien. Sur le très influent blog Kos, les visiteurs affirment que"les démocrates ne valent pas mieux que les républicains s'ils ne nous tirent pas de là", et que les Démocrates doivent s'abstenir de voter la rallonge budgétaire que George Bush a prévu de demander en janvier :"moins d'argent pour l'entreprise irakienne de M. Bush signifierait qu'elle devrait perdre de l'importance et finalement arriver à son terme".

Les premiers voeux de la journaliste et écrivain E.J. Graff sur son blog TPM café concernent également l'Irak : plus qu'une fuite du pays, l'auteur demande aux Démocrates d'exiger une série de nouvelles auditions au sujet du fiasco américain en Irak et surtout de réfléchir à un plan de retrait "intelligent". E.J. Graff souhaite également que les Etats-Unis se mettent en conformité avec les conventions de Genève relatives notamment aux droits des prisonniers, qu'ils interdisent les détentions secrètes et ferment Guantanamo "et toutes les prisons secrètes dans lesquelles la torture est pratiquée".

Jeff Huber, commandant à la retraite de l'US Navy, va plus loin encore. Sur Pen and sword, il demande l'abrogation du Patriot act (loi anti-terroriste votée à la suite du 11-Septembre) si le contenu de celui-ci ne peut pas être précisé. Enfin, Jeff Huber demande de limiter "les pouvoirs dictatoriaux" du président Bush dans sa lutte contre le terrorisme.

La politique intérieure en priorité

Selon un sondage commandé par la chaîne CNN et publié mercredi 3 janvier, les premières préoccupations des Américains ne concernent pas la politique sécuritaire et militaire américaine, mais plutôt les questions touchant à leur niveau de vie. 85% des personnes interrogées souhaitent par exemple une augmentation du salaire minimum. C'est même la deuxième proposition qui recueillent le plus d'opinions favorables chez les Américains sondés, démocrates ou républicains.

En réponse aux voeux de E.J. Graff sur le site TPM Cafe, un internaute propose ainsi que tous les Etats réévaluent ce revenu minimum en fonction de l'inflation : "c'est ce que nous avons fait dans l'Etat de Washington et nous avons maintenant franchi la barre des huit dollars de l'heure. Ce système fonctionne très bien".

Loin du bourbier irakien, les internautes américains présents sur les sites à tendance démocrate expriment leurs inquiétudes quant au système éducatif américain. Certains proposent, comme sur Blog indigo, que la nouvelle majorité mettent en place un système de subventions pour que "tous les enfants puissent poursuivre leurs études jusqu'au baccalauréat" dans les meilleures conditions. D'autres propositions, toujours sur Blog indigo, vont plus loin et proposent que le Congrès instaure un nouveau service national : "toute personne qui aurait servi pendant au moins un an dans l'armée devra participer à des actions éducatives."

Enfin, la santé est un des thèmes de politique intérieure sur lequel devraient avancer les Démocrates selon les internautes. Le blog consacré aux questions de santé rhreality, les presse de faire quelque chose "pour les 40 millions d'Américains sans assurance maladie".

L'avenir du pays passe par une nouvelle politique énergétique

Depuis la sortie du film d'Al Gore, Une vérité qui dérange, en 2006, les blogs à tendance démocrate évoquent en masse la question écologique et la place presque systématiquement dans les principales propositions que les Démocrates devraient défendre au Congrès. Sur le site TPM cafe, un internaute propose d'établir "un contrat avec l'Amérique" et donc de proposer un ensemble de mesures qui pourraient constituer un programme pour les députés démocrates.

Parmi celles-ci, la création d'une véritable politique énergétique, "pour développer des modes de production énergétique alternatifs" et "limiter la dépendance" des Etats-Unis vis-à-vis du pétrole. Le blog freedomdemocrats avertit lui-aussi de la trop grande dépendance du pays en la matière et demande surtout "des prix de gaz moins élevés" et des subventions pour encourager le "développement de biocarburants."

D'un point de vue général, les internautes demandent aux Démocrates de considérer l'avenir du pays. Sur le plan de la recherche, l'americablog souligne que près d'un quart des brevets déposés l'année dernière l'ont été par des chercheurs qui ne possèdent pas la nationalité américaine mais qui vivent aux Etats-Unis. En 1998, ils n'étaient que 7,3%. La nouvelle majorité démocrate devra donc renforcer l'implication de l'Etat en matière de recherche.

Photo : WIN MCNAMEE / AFP Les démocrates prennent le contrôle du Congrès américain.

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Mercredi 3 janvier 2007 3 03 /01 /Jan /2007 17:41

Un projet de loi instituant un droit au logement opposable sera présenté le 17 janvier en conseil des ministres, a annoncé, mercredi 3 janvier, le premier ministre. Ce texte sera mis en œuvre en deux temps. Fin 2008, il s'appliquera aux personnes les plus en difficulté (sans-abri, travailleurs pauvres, femmes isolées avec enfant). "La deuxième étape peut être fixée au 1er janvier 2012 : le droit au logement opposable concernera alors toutes les personnes ou toutes les familles logées dans des habitations insalubres ou indignes", a expliqué Dominique de Villepin, lors d'une conférence de presse.

Le projet fait de l'Etat le garant juridique du respect du droit au logement. En cas de manque de logement décent, un recours judiciaire sera possible auprès d'une instance publique. Celle-ci sera contrainte de trouver une solution. Le respect du droit opposable au logement sera garanti par l'Etat, a précisé Dominique de Villepin, en ajoutant que "l'Etat pourra naturellement déléguer la mise en œuvre de ce droit aux collectivités territoriales qui le souhaitent dès le vote du texte".

Le droit au logement est reconnu comme droit social depuis 1946 en France mais n'était pas opposable, contrairement aux droits à l'éducation et à la santé. La réforme proposée par le gouvernement "fera de la France l'un des pays les plus avancés en matière de droits sociaux", assure le chef du gouvernement. Egalement présent, le ministre de la cohésion sociale, Jean-Louis Borloo, a précisé que l'objectif n'était "pas de créer à terme des contentieux, c'est de faire bouger toute la République".

Dominique de Villepin a remis à Xavier Emmanuelli, président du Haut Comité pour le logement des personnes défavorisées, le projet de texte et lui a demandé un avis "dans les huit jours".

Une quarantaine d'associations, regroupées au sein d'une plate-forme, revendiquaient le droit au logement opposable depuis plusieurs années. Seule l'Ecosse, au sein de l'Europe, a pour l'heure adopté une telle loi.

Photo : AP

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Mercredi 3 janvier 2007 3 03 /01 /Jan /2007 17:37

Le chef du parti radical italien et député européen Marco Pannella, 76 ans, poursuivait, mercredi 3 janvier, sa grève de la faim et de la soif commencée il y a huit jours pour obtenir un moratoire universel contre la peine de mort. Le gouvernement italien a annoncé mardi sa volonté de remettre à l'ordre du jour de l'Assemblée générale de l'ONU la question d'un moratoire international sur la peine de mort. Mais Marco Pannella souhaite que Rome s'engage davantage et rédige une proposition de résolution à présenter devant le Conseil de sécurité. L'Italie est membre non permanent de cette institution depuis le 1er janvier.

Les trois médecins qui suivent M. Pannella ont fait part mardi soir de leur "grande préoccupation" face à son "état de déshydratation" et "aux complications rénales et cardio-vasculaires potentiellement irréparables" qu'il encourt. Le président du conseil, Romano Prodi, a demandé, par téléphone, au député de suspendre son jeûne et de se faire hospitaliser.

M. Pannella avait déjà suivi plusieurs grèves de la faim dans sa carrière politique pour médiatiser ses causes, notamment le droit à l'avortement ou au divorce dans les années 1970 et 1980.

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