Vendredi 29 décembre 2006
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L'administration américaine cherche de nouveaux moyens de sortir ses troupes du bourbier irakien et, sans que le président George Bush ait encore annoncé officiellement la nature de ces changements, l'augmentation du nombre de soldats sur le terrain semble acquise. Le
New York Times, citant des responsables du Pentagone, a annoncé, jeudi 28 décembre, que la présence militaire américaine pourrait s'accroître de 17 000 à 20 000 soldats.
George Bush a réuni jeudi dans son ranch de Crawford, au Texas, le vice-président Dick Cheney, le secrétaire à la défense Robert Gates, la secrétaire d'Etat Condoleezza Rice et le général Peter Pace, chef d'état-major interarmées, pour discuter notamment de ce nouveau déploiement de troupes.
Ces milliers de soldats seraient probablement déployés à Bagdad et dans sa région, poursuit le New York Times sur son site Internet. Les 17 000 à 20 000 soldats supplémentaires seraient obtenus en partie en retardant le retour au pays de deux régiments du corps des marines déployés dans la province d'Anbar.
CONVAINCRE AMÉRICAINS ET GOUVERNEMENT IRAKIEN
Le président américain doit maintenant démontrer l'utilité d'une telle décision, aux Etats-Unis d'abord, mais aussi en Irak. Le premier ministre irakien, Nouri Al-Maliki, a souvent souhaité que les troupes irakiennes prennent le dessus sur les soldats américains dans les missions de sécurisation du pays.
L'opinion publique, tout comme une partie de la classe politique, se fait de plus en plus critique envers la politique de l'administration Bush. Le sénateur démocrate Carl Levin qui, à partir de janvier, prendra la présidence de la commission des forces armées du Sénat, a estimé, jeudi sur CNN, que les Américains ne prenaient pas la voie du succès en Irak. "Je pense qu'augmenter le nombre de soldats et ajouter des forces supplémentaires ne fait que nous entraîner dans la mauvaise direction", a-t-il affirmé. L'annonce d'une augmentation des soldats américains en Irak enverrait "un mauvais message aux Irakiens qui s'en remettraient encore à nous plutôt qu'à leurs propres forces".