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Mardi 26 décembre 2006 2 26 /12 /2006 18:42
Un jeune Népalais, présenté par ses adorateurs comme la réincarnation de Bouddha et porté disparu depuis neuf mois, a été retrouvé dans l'est du royaume, a annoncé la police, mardi 26 décembre. "Une patrouille de police a découvert  'Petit Bouddha' assis sous un arbre dans la forêt de Piluwa après des rumeurs selon lesquelles des villageois avaient localisé l'enfant lundi après-midi", a précisé Rameshwor Yadav, un policier du district de Bara. C'est dans ce même district, à 150 kilomètres à l'est de Katmandou, que Bahadur Bomjan, 16 ans, avait été aperçu pour la dernière fois, en mars.

Le Petit Bouddha, un canular ?

Selon un journaliste népalais, qui affirme l'avoir rencontré récemment, le "Petit Bouddha"  a passé ces longs mois à errer dans les forêts et observe "une période de piété qui se poursuivra durant six ans". Il ne se nourrit que d'herbe et possède "une force supérieure pour méditer", a-t-il précisé.

Avant sa disparition, l'adolescent avait attiré des dizaines de milliers de bouddhistes, curieux et dévots, venus voir celui qui n'aurait ni mangé, ni bu pendant près d'un an. Les visiteurs ne pouvaient s'approcher à moins de cinquante mètres. La nuit tombée, un rideau le cachait à la vue du public et personne ne savait alors ce qu'il faisait jusqu'au lendemain matin. Devant les rumeurs d'un canular, le gouvernement avait ouvert une enquête dont les conclusions n'ont toujours pas été rendues.
Par Matthieu Deprieck - Publié dans : Archives Le Monde.fr
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Mercredi 27 décembre 2006 3 27 /12 /2006 08:50

Chargé mercredi 27 novembre par le ministre de l'intérieur, Nicolas Sarkozy, d'une mission sur le droit à l'hébergement, l'avocat Arno Klarsfeld s'est prononcé, jeudi matin sur RTL, pour des changements dans les conditions d'accueil des sans-abri. Il a notamment estimé qu'il fallait "multiplier les centres à taille humaine" pour l'hébergement des SDF.  

Pour lui, l'un des problèmes des sans-abri est qu'ils doivent attendre "plusieurs heures" en fin d'après-midi le car qui les conduira dans un centre parfois loin de l'endroit où ils vivent pendant la journée."Il faut donc multiplier les centres à taille humaine" dans les villes, qui
pourraient accueillir vingt à trente personnes, mais encore faut-il, a souligné Arno Klarsfeld, "que les communes soient d'accord".

Après une nuit passée dans un centre d'urgence à Nanterre (Hauts-de-Seine), l'avocat a assuré que les conditions d'hébergement y étaient "tristes mais décentes" et que les locaux "fonctionnels et propres étaient nettoyés chaque jour".

UN AMI DE LONGUE DATE DE NICOLAS SARKOZY

Mercredi, il avait également rencontré les responsables de l'association des Enfants de Don Quichotte et avait jugé que leur charte était "raisonnable et faisable" et qu'elle allait "dans le sens de ce qu'a proposé Sarkozy". Pour autant, "je ne conseille pas à M. Sarkozy de signer cette charte en l'état", a tempéré Arno Klarsfeld. Le chargé de mission poursuivra son travail par une rencontre avec l'association Droit au logement et dormira dans d'autres
centres d'hébergement.

Le ministre de l'intérieur avait déjà fait appel à Arno Klarsfeld sur différents dossiers : le "devoir de mémoire", en pleine polémique sur la loi reconnaissant un rôle positif à la colonisation, la prévention de la délinquance des mineurs ou encore la situation des parents sans papiers d'enfants scolarisés.

Cette "polyvalence" a amené Julien Dray, porte-parole du Parti socialiste, à ironiser sur la capacité de M. Klarsfeld à gérer la question des sans-abri : " Ainsi en est-il pour les SDF face à la situation actuelle, en nommant une mission, un sauveur, un monsieur bons offices, qui a d'ailleurs montré des capacités très limitées dans sa gestion précédente des familles
d'enfants sans papiers."

Par Matthieu Deprieck - Publié dans : Archives Le Monde.fr
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Mercredi 27 décembre 2006 3 27 /12 /2006 12:28

Après la mort de trois militaires à Bagdad, mardi 26 décembre, le nombre de morts américains en Irak a dépassé la barre symbolique de ceux disparus dans l'attentat du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis. Depuis 2003 et le début de la guerre en Irak, deux mille neuf cent soixante-quatorze soldats américains ont perdu la vie, contre deux mille neuf cent soixante-treize victimes dans les attentats de Washington, New York et en Pennsylvanie.

Certains proches des disparus du 11 septembre 2001 ont rejoint mardi les familles des soldats morts pour appeler à une cessation de l'intervention américaine en Irak. "Je ne peux plus supporter de voir tous ces jeunes gens se faire tuer. Cela me rappelle mon fils... Ils se font massacrer là-bas", a martelé Sally Regenhard, mère d'un jeune marine mort dans l'effondrement du World Trade Center.

 

PAS DE LIEN ENTRE L'IRAK ET LE 11-SEPTEMBRE

 

D'autres continuent en revanche de soutenir l'administration Bush dans son combat contre le terrorisme. "Nous sommes engagés dans un combat pour établir un monde plus sûr contre un ennemi déterminé et le nombre de victimes ne doit pas nous faire changer de voie", a affirmé Debra Burlingame, dont le frère, Charles, pilotait l'avion qui s'est écrasé sur le Pentagone. La Maison Blanche a, de son côté, assuré que toutes ces pertes ne resteraient pas vaines.

Le parti démocrate a profité de l'annonce de ce nouveau bilan des pertes en Irak pour souligner qu'aucun lien n'a jamais été établi, contrairement à ce qu'affirmait en 2003 George W. Bush, entre les terroristes à l'origine des attentats de 2001 et le régime de Saddam Hussein. L'invasion de l'Afghanistan est la seule réponse au 11-Septembre : elle a fait deux cent quatre-vingt-seize victimes du côté américain.

L'opinion américaine, de plus en plus opposée à la poursuite de cette guerre, attend désormais la présentation par leur président de la nouvelle stratégie militaire. Selon un sondage, réalisé le 18 décembre par la chaîne de télévision CNN, 70 % des Etatsuniens désapprouvent la politique de leur chef d'Etat en Irak. George W. Bush pourrait déployer entre quinze mille et trente mille hommes supplémentaires pour une période inférieure à huit mois. Cent vingt-neuf mille soldats américains sont actuellement en Irak.

photo : Reuters

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Mercredi 27 décembre 2006 3 27 /12 /2006 16:07

Le PDG du groupe informatique américain Apple, Steve Jobs, aurait reçu sept millions et demi de stock-options en 2001 sans l'aval, pourtant nécessaire, du conseil d'administration, a affirmé, mercredi 27 décembre, le site Internet du quotidien Financial Times.  En octobre 2001, M. Jobs aurait perçu ces actions au prix de 18,30 dollars l'unité, avant de les rendre sans
avoir exercé ses droits dessus, ce qui laisse penser qu'il n'en a pas tiré de bénéfice direct.
 
Les règles internes à Apple prévoient que la rémunération du PDG soit fixée par une commission spéciale composée d'administrateurs, et ensuite autorisée par l'ensemble du conseil d'administration. Selon le Financial Times, des documents prouvant qu'une réunion du conseil d'administration a bien eu lieu ont en fait été falsifiés.


Ces documents sont actuellement entre les mains de la Securities and Exchange Commission (SEC). Le gendarme de la Bourse américaine doit décider s'il lance une action en justice contre le groupe, ou plus précisément contre des responsables dans cette affaire, selon des sources proches du dossier citées par le quotidien. Les irrégularités devraient être révélées
dans un document remis aux autorités d'ici la fin de la semaine.


 APPLE SOUS LA PRESSION DE LA JUSTICE


Apple est l'une des cent soixante entreprises aux Etats-Unis touchées par un vaste scandale des stock-options, qui consistait, pour les entreprises, à fixer artificiellement une date d'émission très favorable pour les actions remises aux dirigeants, avec de confortables plus-values potentielles à la clef.


En octobre dernier, Apple avait reconnu des irrégularités et annoncé une prochaine révision des comptes. M. Jobs s'était même excusé publiquement, reconnaissant avoir été au courant de telles pratiques, mais sans en avoir profité. Il avait également annoncé le départ de son ancien directeur financier.


Ces révélations risquent d'accentuer la pression sur Apple, chahuté en Bourse mercredi après la publication dans la presse d'informations selon lesquelles la justice fédérale examine les stock-options attribuées aux dirigeants du groupe.



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Vendredi 29 décembre 2006 5 29 /12 /2006 09:45
L'administration américaine cherche de nouveaux moyens de sortir ses troupes du bourbier irakien et, sans que le président George Bush ait encore annoncé officiellement la nature de ces changements, l'augmentation du nombre de soldats sur le terrain semble acquise. Le New York Times, citant des responsables du Pentagone, a annoncé, jeudi 28 décembre, que la présence militaire américaine pourrait s'accroître de 17 000 à 20 000 soldats.

George Bush a réuni jeudi dans son ranch de Crawford, au Texas, le vice-président Dick Cheney, le secrétaire à la défense Robert Gates, la secrétaire d'Etat Condoleezza Rice et le général Peter Pace, chef d'état-major interarmées, pour discuter notamment de ce nouveau déploiement de troupes.

Ces milliers de soldats seraient probablement déployés à Bagdad et dans sa région, poursuit le New York Times sur son site Internet. Les 17 000 à 20 000 soldats supplémentaires seraient obtenus en partie en retardant le retour au pays de deux régiments du corps des marines déployés dans la province d'Anbar.

CONVAINCRE AMÉRICAINS ET GOUVERNEMENT IRAKIEN

Le président américain doit maintenant démontrer l'utilité d'une telle décision, aux Etats-Unis d'abord, mais aussi en Irak. Le premier ministre irakien, Nouri Al-Maliki, a souvent souhaité que les troupes irakiennes prennent le dessus sur les soldats américains dans les missions de sécurisation du pays.

L'opinion publique, tout comme une partie de la classe politique, se fait de plus en plus critique envers la politique de l'administration Bush. Le sénateur démocrate Carl Levin qui, à partir de janvier, prendra la présidence de la commission des forces armées du Sénat, a estimé, jeudi sur CNN, que les Américains ne prenaient pas la voie du succès en Irak. "Je pense qu'augmenter le nombre de soldats et ajouter des forces supplémentaires ne fait que nous entraîner dans la mauvaise direction", a-t-il affirmé. L'annonce d'une augmentation des soldats américains en Irak enverrait "un mauvais message aux Irakiens qui s'en remettraient encore à nous plutôt qu'à leurs propres forces".

Par Matthieu Deprieck - Publié dans : Archives Le Monde.fr
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