Archives Courrier international

Mardi 10 octobre 2006 2 10 /10 /2006 18:26
Les Belges disent stop à "l'immigration" française

Des écoles sans concours d’entrée, des tarifs parfois dix fois moins chers qu’en France, il n’en fallait pas plus pour que les établissements belges accueillent une très large majorité d’étudiants étrangers, en fait français.
Mais voilà, depuis septembre dernier, le paradis pour étudiants recalés en France a fermé ses portes. La faute à Marie-Dominique Simonet, ministre belge de l’Enseignement supérieur qui, au début de l’année 2006, décide de présenter un décret visant à limiter à 30% la part d’étudiants « non-résidents » dans huit branches dont la kinésithérapie, la podologie, l’audiologie ou la médecine vétérinaire.

Malgré de nombreuses protestations de la communauté des étudiants français, le décret est adopté. C’est ainsi qu’en septembre dernier, tous ces nouveaux immigrants se sont retrouvés à attendre les résultats d’un tirage au sort pour savoir s’ils pourraient suivre les cours en Belgique. 3 600 candidats pour 1658 places, soit une sélection de plus de 50%, explique le quotidien La Libre Belgique. Même si dans le détail, certaines filières ont été moins demandées. Les écoles d’éducateurs spécialisés, par exemple, ont enregistré 359 demandes de « non-résidents » pour 457 places. Comme si le décret Simonet avait refroidi les désirs de départ de certains.

Des recours contre le décret ont été déposés devant la Cour d’arbitrage, l’équivalent de notre Cour constitutionnelle, l’été dernier au motif que la liberté de circulation des étudiants, garantie par le droit européen, était violée. Mais, les quatre étudiants français à l’origine de la plainte ont été déboutés.
Reste le système D. Le quotidien Le Soir rapporte qu’à la Haute-école « Charleroi Europe », des étudiants se sont enregistrés en ergothérapie après avoir reçu l’assurance qu’il serait possible de basculer en kinésithérapie l’année suivante.
Par Matthieu Deprieck - Publié dans : Archives Courrier international
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Jeudi 12 octobre 2006 4 12 /10 /2006 11:54
LOYERS

En Belgique, on ne parle pas de logement mais de « kot », soit traduit du flamand de « débarras ». Malgré la signification originelle du mot, un kot, dans le secteur privé, ne se loue pas pour une bouchée de pain, même si les prix restent raisonnables. A Bruxelles, les loyers pour un studio, s’échelonnent de 300 à 450 euros. A Liège, comptez 250 euros pour une chambre située dans le centre, tout comme à Tournai et à Mons, même si la plupart des prix frôle les 300 euros. Avec des loyers aux alentours de 200 euros, Anvers ou Charleroi attirera les économes.
Par Matthieu Deprieck - Publié dans : Archives Courrier international
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Lundi 16 octobre 2006 1 16 /10 /2006 17:58
Compromis sur la réforme de la santé allemande

 

La coalition gouvernenemtale a bouclé le 5 octobre dernier, non sans douleur, l’un de ses principaux dossiers : la réforme du système de santé. La CDU/CSU et le SPD ont dû s’entendre sur un compromis jugé par la presse allemande décevant comparé aux objectifs que le gouvernement s’était fixé. Le Frankfurter Rundschau parle d’une « réforme de la santé [qui] mécontente (presque) tout le monde ». Le Handelsblatt, lui, affirme que « les positions du SPD et celles de la CDU/CSU sont inconciliables ».

Cette réforme entrera en vigueur le 1er avril 2007 et consiste principalement en un rééqulibrage entre caisses d’assurance maladie publiques et privées. Les structures en difficulté pourront prélever auprès des assurés une cotisation supplémentaire et recevront l’aide financière de caisses plus prospères. Les organismes privés, chargés de la protection de plus de huit millions de personnes, se voient imposer quant à eux plus de concurrence et l’impossibilité de choisir les assurés en fonction de l’âge et des ressources financières.

Un fond de la santé verra également le jour au 1er janvier 2008. Il collectera les cotisations des employés et employeurs pour ensuite les redistribuer aux 250 caisses d’assurance-maladie.

Une nouvelle fois, le gouvernement d’Angela Merkel a dû composer avec les exigences des deux bords. Les sociaux-démocrates du SPD s’accrochaient au principe d’équité entre caisses publiques et privées quand les chrétiens-démocrates de la CDU/CSU refusaient que les organismes déficitaires puissent compter sur une aide des caisses plus riches.

Le projet de réforme doit maintenant faire l’objet de débats à la chambre des députés et au Bundesrat représentant les régions.
Par Matthieu Deprieck - Publié dans : Archives Courrier international
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Mardi 17 octobre 2006 2 17 /10 /2006 17:05
Le psy au centre commercial

S’installer dans un pays étranger, suivre des cours dans une langue qu’on ne maîtrise pas toujours très bien, faire face à la solitude,... Autant de situations angoissantes pour un étudiant étranger.  Les universités américaines développent donc de nouvelles politiques en matière d’aide psychologique. Fini le divan, des discussions informelles se tiennent désormais dans les centres commerciaux. Les étudiants asiatiques sont les premiers utilisateurs de ces dispositifs à tel point que l’université de Floride a recruté un psychiatre capable de parler plusieurs dialectes chinois.
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Des lecteurs MP3 plutôt que des barres chocolatées

Les universités sont pleines de petites attentions pour leurs étudiants qui travaillent tard le soir. La dernière en date rapportée par le New York Times concerne les modifications du contenu des distributeurs de leurs cybercafé. En plus des classiques barres chocolatées et sodas, on trouve maintenant  de l’aspirine, des piles, des Cds vierges, des cartes cadeaux iTunes et même des iPods ! Bien sûr c’est un peu plus cher, les iPods Shuffles s’affichent à 70 euros au lieu des 60 habituels. Demi succès  à Columbia : 4 ont été achetés  et 4 ont été….volés.

GPS pour étudiants perdus


Dans la liste des fournitures scolaires, il faudra maintenant composer avec l’électronique. De plus en plus d’enfants américains en classes primaires réclament un téléphone et/ou un ordinateur portable. Dans les universités, on commence même à voir débarquer des bracelets GPS à destination des étudiants qui se perdent sur des campus gigantesques. Ces derniers peuvent ensuite télécharger gratuitement des cartes de leur université. Les retardataires en cours n’auront bientôt plus d’excuses.

Les étudiants étrangers aiment le Danemark

Trois  étudiants étrangers sur quatre se disent heureux d’habiter et d’étudier au Danemark. Ils envisagent ainsi d’y trouver un travail et de s’y installer. 2 800 étudiants ont participé à cette étude menée par le ministère danois des Affaires étrangères. Ils ont choisi cette destination d’abord pour la qualité des formations dispensées, ensuite parce que les cours se déroulent en anglais et que les possibilités d’avancement dans leur future carrière sont jugées nombreuses. 47% des étudiants interrogés admettent que la gratuité des études a joué un rôle déterminant dans leur venue au Danemark.

Dur, dur de travailler en Norvège

Le nombre d’étudiants étrangers a quasiment doublé au cours des sept dernières années, rapporte le quotidien d’Oslo Aftenposten. Ils étaient environ 4000 l’an dernier. Mais peu pourront ensuite travailler en Norvège. Les étudiants originaires de pays hors de l’espace économique européen ne se sont vus attribuer que 62 permis de travail par an depuis 1991. Et ce malgré la suppression en 2001 d’une obligation qui contraignait les étudiants natifs de pays du Sud à revenir vivre pendant cinq ans dans leur pays d’origine avant de pouvoir postuler à un emploi en Norvège. Certaines nationalités parviennent plus que d’autres à décrocher le fameux sésame : 23% des étudiants venus de Russie et d’Inde s’installent en Norvège. Depuis quinze ans, l’Allemagne est le principal pays à envoyer des étudiants en Norvège.


série de brèves adaptées de l'anglais
Par Matthieu Deprieck - Publié dans : Archives Courrier international
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Mardi 17 octobre 2006 2 17 /10 /2006 17:10
Mieux que le divan du psychologue, le théâtre

Pour aider leurs nouveaux étudiants à déjouer les dangers de la vie universitaire, les facultés possèdent de nombreux outils. La palme de l’originalité revient sans doute à l’université de New York. Celle-ci a fait appel à Elizabeth Swados, auteur et metteur en scène, pour diriger une comédie musicale baptisée The Reality show : NYU. Co-écrite avec des étudiants, elle évoque des problèmes aussi graves que l’usage de drogues, le viol, l’alcoolisme, l’anorexie ou la dépression et les suicides.

Marc Wais, vice-président de l’établissement, se félicite de sa création dans un contexte difficile pour le milieu universitaire new-yorkais. Durant l’année scolaire 2003-2004, la faculté avait connu un nombre record de suicides.

A l’automne 2004, l’université avait créé une ligne d’urgence destinée à recueillir les appels d’étudiants en difficulté. Ne jugeant pas l’initiative suffisante, la section d’arts dramatiques a fait appel à l’artiste Elizabeth Swados. Pour deux raisons : d’abord parce qu’elle avait rencontré le succès à Broadway avec sa pièce Runaways en 1978, ensuite parce qu’elle connaît bien le sujet du suicide pour l’avoir vécu de près : sa mère et son frère se sont donnés la mort.

The Reality show évoque également des sujets plus contemporains, conséquences directes du 11 septembre. Lors d’une scène, une jeune femme raconte qu’elle a reçue une lettre l’invitant à repartir vers sa région d’origine, le Moyen-Orient. « Mais je suis du Nouveau-Mexique », s’écrit-elle alors. « Dois-je passer la lettre à mon amie Radia assise plus loin dans le hall ? »

Signe du succès de cette méthode forte, les dix étudiants payés par l’université pour jouer cette comédie musicale ont laissé leur place à une seconde équipe qui, durant l’été 2006, a réécrit la pièce pour la jouer de nouveau.
Par Matthieu Deprieck - Publié dans : Archives Courrier international
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